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La Chine utilise son plus grand drone pour surveiller un croiseur américain

La Chine a utilisé son plus grand drone, le Soar Dragon, pour surveiller un croiseur de la marine américaine qui avait traversé le détroit de Taïwan fin juillet 2019, relate The National Interest en signalant que les investissements de Pékin dans ces engins commencent à porter leurs fruits.

Le plus grand drone chinois, le Soar Dragon, a été utilisé pour suivre un croiseur américain dans le détroit de Taïwan. Bien qu’il soit encore inférieur sur certains aspects technologiques à ses analogues américains, des experts signalent les importants progrès de Pékin dans ce domaine.

Selon le média, les pilotes chinois ont lancé un avertissement radio à l’un des hélicoptères MH-60R de l’Antietam en lui ordonnant de se tenir à distance du rivage ouest du détroit.

Réponse au Global Hawk américain

Avec une envergure d’environ 25 mètres et une endurance d’environ 10 heures, le subsonique Soar Eagle est la réponse chinoise au drone de surveillance Global Hawk de l’armée américaine. L’engin aérien sans pilote est également connu sous le nom chinois de Xianglong.

Le drone américain est quant à lui plus grand et plus endurant: 35 mètres et 36 heures, respectivement. De plus, l’armée américaine possède une expérience plus riche en la matière, le Global Hawk ayant été activement exploité après le 11 septembre 2001.

The National Interest signale que le développement de drones en Chine est freiné par l’absence de moteurs fiables. Cela concerne également les chasseurs et les hélicoptères.

Les investissements portent leurs fruits

Un autre obstacle est, selon le média, la livraison en temps réel et en temps voulu d’imagerie photo de précision. Le Pentagone possède une multitude de satellites de communication permettant de relier drones, troupes au sol et analystes d’images. Par contre, la Chine ne possède qu’une poignée d’appareils spatiaux similaires. Un problème qui pourrait également empêcher le contrôle des drones à une grande distance de la base.

En outre, près de 200 spécialistes (opérateurs, techniciens de maintenance et analystes qualifiés) sont nécessaires pour prendre en charge une seule sortie effectuée avec un engin haut de gamme, poursuit le média, ajoutant que leur formation demande du temps.

«Mais les années d’investissement de Pékin dans les drones commencent enfin à porter leurs fruits et la mission de Soar Eagle de surveillance du croiseur Antietam en juillet 2019 en est une preuve», conclut The National Interest.

fr.sputniknews.com/international

N'diawar Diop

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