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JOJ Dakar 2026 : une attaque terroriste fictive testée dans deux hôtels, les forces de sécurité en alerte

JOJ Dakar 2026 : une attaque terroriste fictive testée dans deux hôtels, les forces de sécurité en alerte

À quelques semaines de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, les autorités sénégalaises intensifient les préparatifs sécuritaires. Une simulation grandeur nature d’attaque terroriste et de prise d’otages a été organisée ce mercredi dans deux établissements hôteliers de Dakar. L’exercice a mobilisé les principales unités d’intervention et de secours du pays.

Le compte à rebours est lancé avant l’ouverture, le 31 octobre prochain, des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, premier événement olympique organisé sur le continent africain. Dans cette perspective, le Sénégal poursuit les tests de son dispositif de sécurité afin de préparer ses forces à différents scénarios susceptibles de survenir durant la compétition.

Ce mercredi, les hôtels Terrou-Bi et Azalaï de Dakar ont ainsi été transformés en théâtres d’opération pour un exercice de grande ampleur simulant une attaque terroriste suivie d’une prise d’otages.

Le scénario imaginé mettait en scène un groupe fictif présenté sous le nom de « Collectif ouest-africain pour le jihad et la prière » (COALP). L’objectif n’était évidemment pas de reproduire une menace réelle, mais de placer les forces engagées dans des conditions proches de celles d’une situation de crise afin d’évaluer leur capacité de réaction.

L’exercice, piloté par le Comité national de coordination de la sécurité des JOJ, devait notamment permettre de tester la chaîne de commandement, la circulation de l’information et la coordination entre les différentes composantes du dispositif national.

Pendant plus d’une heure, plusieurs unités spécialisées de la Police, de la Gendarmerie, des Forces armées et des services de secours ont été engagées.

La Brigade d’intervention polyvalente (BIP), le Groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), les Forces spéciales de la Marine, ainsi que des éléments de l’Armée de terre et de l’Armée de l’air ont participé à l’opération. La Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) était également mobilisée pour le volet secours.

À l’issue de la simulation, les assaillants fictifs ont été neutralisés. Mais au-delà de cette démonstration, les responsables de la sécurité veulent surtout tirer des enseignements permettant d’améliorer encore le dispositif avant l’arrivée des délégations étrangères.

Cheikh Niang, coordonnateur du Comité national de coordination de la sécurité des JOJ, a expliqué que les résultats de l’exercice feront l’objet d’une analyse approfondie.

Les éventuelles failles identifiées devront ainsi permettre d’apporter des corrections et d’ajuster les procédures avant le début officiel de la compétition.

Présent à la fin de la simulation, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, s’est voulu rassurant tout en reconnaissant qu’aucun dispositif ne peut être considéré comme totalement exempt de failles.

« Sur la base des appréciations des évaluateurs, je peux vous l’affirmer : le dispositif national de sécurité des Jeux est opérationnel. Cela ne veut pas dire qu’il est parfait », a-t-il déclaré.

Le ministre a également insisté sur le rôle de la population. Avec l’arrivée de milliers d’athlètes, d’encadreurs, de délégations officielles et de visiteurs, les autorités s’attendent à des mesures de sécurité renforcées dans plusieurs zones.

Les citoyens devront notamment composer avec des contrôles supplémentaires et des restrictions ponctuelles de circulation autour de certains sites. Le gouvernement appelle donc la population à faire preuve de patience, mais également de vigilance.

Tout comportement jugé suspect devra être signalé aux forces de sécurité. Pour les autorités, la réussite du dispositif ne repose pas uniquement sur les policiers, gendarmes, militaires et secouristes : chaque citoyen est appelé à contribuer à la sécurité collective.

Du 31 octobre au 13 novembre 2026, environ 2 700 jeunes athlètes issus de 151 nations sont attendus au Sénégal. Les compétitions se dérouleront principalement à Dakar, Diamniadio et Saly.

À trois semaines du rendez-vous olympique, le pays entre donc dans la dernière ligne droite. Et derrière les infrastructures sportives, l’organisation logistique et l’accueil des délégations, la sécurité constitue l’un des principaux défis de ces JOJ historiques.

Sunuker News Desk

James Dillinger

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