SOCIETE / FAITS DIVERS

Guédiawaye : Arrestation de deux suspects pour actes contre nature et propagation délibérée du VIH

Les éléments du Commissariat Central de Guédiawaye ont mené une opération nocturne ciblée sur le littoral, précisément sur la plage de Gadaye allant vers Malika. Cette descente policière a abouti à l’interpellation de deux individus poursuivis pour des griefs particulièrement lourds : association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH.

Une patrouille nocturne qui déjoue les justifications

Alertés par des informations signalant des rassemblements et des pratiques assimilées à des actes contre nature le long des côtes, les forces de l’ordre ont déployé un dispositif de surveillance de nuit sur le secteur de Gadaye.

C’est ainsi qu’ils ont surpris les deux hommes assis ensemble sur la plage. Interrogés sur les motifs de leur présence à cette heure tardive, ces derniers ont prétendu s’être rendus sur les lieux pour une baignade. Une explication peu convaincante qui a poussé les agents à effectuer une fouille corporelle, permettant la découverte d’un préservatif sur l’un d’eux.

Des aveux et des dépistages édifiants

Ramenés au poste de police pour les besoins de l’enquête, les deux suspects ont reconnu leur homosexualité lors des auditions. Avec leur accord, la perquisition de leurs données numériques a révélé, dans le téléphone du second individu, plusieurs conversations à caractère sexuel via la messagerie Messenger. Le mis en cause a concédé avoir eu des rapports intimes avec au moins deux de ses correspondants, affirmant toutefois ne plus connaître leur identité ni l’endroit où ils se trouvent actuellement.

Si l’analyse du téléphone du premier suspect n’a rien donné, la procédure médicale réquisitionnée par les enquêteurs a pris un tournant décisif :

Le second suspect a été testé positif au VIH, affirmant néanmoins qu’il ignorait son statut sérologique avant cet examen.

L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue des risques d’exposition pour les tiers en lien avec le dossier.

Au Sénégal, l’article 319 du Code pénal réprime sévèrement les actes contre nature d’une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison, tandis que la transmission intentionnelle ou délibérée d’une maladie comme le VIH s’expose à de lourdes sanctions pénales pouvant atteindre 10 ans de réclusion.

Par la rédaction : sunuker.com

N'diawar Diop

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