Fillette violée puis tuée à Warang : comment le témoignage d’un couple belge a accablé le suspect

Du nouveau dans l’affaire de la fillette de 13 ans retrouvée violée, tuée puis abandonnée dans un bâtiment inachevé. Dans le cadre de l’enquête, la Brigade de recherches de Saly, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, avait déféré le boutiquier du quartier répondant au nom d’A.K. Ba et le chauffeur de <<taxi clando>> N. Fall, qui avaient tous deux été écroués par le juge d’instruction du deuxième cabinet, conformément au réquisitoire introductif du procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de la Petite-Côte.

En exécutant une délégation judiciaire émise par le même magistrat instructeur, les gendarmes de la BR de Saly ont été informés que le suspect principal A.K. Ba gardait les clés d’une maison appartenant à un couple européen. Lors des voyages à l’étranger de ces deux conjoints, le boutiquier se rendait dans cette même concession avec la fillette M. Diouf, âgée de 13 ans, d’après des confidences faites aux enquêteurs. Nantis de ce renseignement crucial, les gendarmes ont procédé à l’extraction du détenu Ba, puis l’ont conduit dans cette maison située à proximité du lieu où le corps sans vie de M. Diouf a été retrouvé, et dans laquelle le boutiquier disposait d’une chambre de passage, selon des informations exclusives de Seneweb.

Arrivés à destination à bord d’un véhicule banalisé, les gendarmes en civil ont été accueillis par un couple belge qui a confirmé que le suspect Ba occupait l’une des chambres de la maison pour en assurer le gardiennage.

Interrogés sur procès-verbal, les deux conjoints ont déclaré avoir expulsé le boutiquier Ba en raison de son comportement, notamment parce qu’il y séjournait avec son frère, y recevait régulièrement des jeunes filles, consommait de l’alcool et fumait du chanvre indien dans la chambre.

Les enquêteurs ont présenté au couple une photo de la défunte M. Diouf afin de procéder à son identification. Le couple belge a formellement reconnu la fillette sans hésitation, avant de révéler l’avoir déjà vue en compagnie du suspect principal A.K. Ba dans la chambre qu’il occupait.

Confronté aux nouveaux éléments du dossier, le boutiquier A.K. Ba a fini par reconnaître sa relation amoureuse avec la fillette de 13 ans. Il a conduit les enquêteurs dans le bâtiment inachevé où le corps sans vie avait été découvert. Sur place, le suspect a indiqué l’endroit où se trouvait M. Diouf. Cependant, le détenu a tenté de nier son implication dans le meurtre.

Les enquêteurs, très chevronnés en matière d’investigations criminelles, ont relevé de nombreuses contradictions dans sa version.

Depuis son interpellation jusqu’à sa présentation devant le procureur Faye, A.K. Ba avait tenté de faire croire qu’il ne connaissait la fillette que comme cliente de sa boutique. Après le témoignage du couple belge, le suspect principal a avoué sa relation amoureuse avec M. Diouf et leur présence commune sur les lieux du crime.

Au terme de l’enquête, Ba a été présenté au juge d’instruction du deuxième cabinet avant d’être intégré dans sa cellule de prison. À l’instar du boutiquier, le chauffeur de taxi <<clando>> N. Fall est formellement impliqué dans le meurtre, d’après l’enquête de la BR de Saly. Lors de son interrogatoire, il a tenté de faire croire qu’il avait quitté la boutique à 14h le jour des faits pour rentrer à Mbour. Sa version a été démentie par les preuves concordantes collectées par les gendarmes de cette unité d’élite de la compagnie de Mbour. Le chauffeur de taxi <<clando >> était sur les lieux du crime de 14h à 17h, d’après les résultats des réquisitions adressées à un opérateur de téléphonie.

Seneweb vous livre en exclusivité les résultats de l’autopsie. D’après le rapport établi par le médecin-légiste, le corps présente des signes évidents de violence : tuméfactions et ecchymoses au visage, hémorragie conjonctivale bilatérale, protrusion de la langue et saignements nasaux et buccaux, typiques d’une asphyxie mécanique. Un sillon de strangulation est visible au niveau du cou, causé par un foulard serré en nœud postérieur. Des abrasions et contusions sont relevées sur plusieurs parties du corps. On note également une défloration de l’hymen et une tuméfaction de la lèvre vaginale gauche, confirmant un viol.

La cause du décès est une asphyxie mécanique par strangulation au lien, associée à des lésions de défloration confirmant un viol préalable selon des sources de Seneweb proches du tribunal de grande instance de Mbour.

Auteur: seneweb.com
N'diawar Diop

Recent Posts

Diass : un mort et 26 blessés dans un violent accident impliquant plusieurs véhicules

Un grave accident de la circulation s’est produit hier soir à Diass, à hauteur de…

3 heures ago

Nord-Foire : trois jours après sa disparition, un chauffeur de Yango retrouvé mort dans sa voiture

Le corps sans vie de Mohamed Diop, un chauffeur de VTC de 27 ans, a…

3 heures ago

L’Afrique lance à Maurice sa propre agence de notation financière

L'Afrique lancera mercredi à Maurice sa propre agence de notation, dont l'objectif est de remédier…

3 heures ago

Abdoulaye Baldé sort de sa réserve : ses vérités sur la crise au Sénégal

Dans un entretien accordé à L’Observateur, Abdoulaye Baldé, leader de l’Union centriste du Sénégal (UCS), livre…

4 heures ago

Secteur industriel : Le repli de l’or et des mines plombe les chiffres du 2e trimestre 2026

L’économie sénégalaise enregistre un ralentissement au niveau de son secteur industriel. Selon la Note de…

4 heures ago

Sénégal : Entre rebond du commerce, hausse des services et repli des créations d’entreprises au 2e trimestre 2026 (UEMOA)

​Les derniers indicateurs de la Note de conjoncture économique régionale dans l'UEMOA (N° 72) de…

4 heures ago