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En Algérie, le chef d’état-major de l’armée veut imposer une présidentielle avant la fin de l’année

Ahmed Gaïd Salah prône un simple toilettage du code électoral.

Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, et de facto dirigeant de l’Algérie, a opté pour le pas de charge en annonçant lundi 2 septembre que les Algériens retourneraient aux urnes avant la fin de l’année. Privé de président depuis avril, le pays s’enfonce dans l’instabilité politique et économique. « Il est opportun de convoquer le corps électoral le 15 septembre et que les élections puissent se tenir dans les délais fixés par la loi », a suggéré le patron de l’armée lors d’une visite d’inspection d’unités militaires dans le sud-est du pays.

La loi électorale prévoit en effet que le « corps électoral [soit] convoqué par décret présidentiel quatre-vingt-dix jours avant la date du scrutin » présidentiel. S’il est effectivement convoqué le 15 septembre, l’élection pourrait donc se tenir mi-décembre.

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La déclaration du chef de l’armée, détenteur du pouvoir réel depuis l’éviction en avril de l’ancien chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, résonne comme un ordre qui devrait rapidement être traduit en actes par le président par intérim et ancien président du sénat Abdelkader Bensalah. C’est à lui que revient constitutionnellement la prérogative de convoquer une élection, au nom d’une feuille de route qu’il avait promise « consensuelle » au début de l’été. Cette annonce était attendue vers la fin du mois, après la remise par l’instance de dialogue et de médiation dirigée par l’ancien président de l’Assemblée nationale, Karim Younes, d’un rapport sur les modalités de la tenue du scrutin, après une consultation des forces politiques et de la société civile.

Hostilité de la rue

Peinant à trouver des interlocuteurs après avoir échoué à convaincre le pouvoir de mettre en œuvre des mesures d’apaisement, comme la libération des détenus arrêtés lors des manifestations, le « panel » de médiation s’est rapidement retrouvé confronté à l’hostilité de la rue et à la méfiance d’une partie de l’opposition.

lemonde.fr

N'diawar Diop

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