ECONOMIE

Économie : L’Afrique subsaharienne mise sur une croissance de 4,5 % en 2026 et 2027 malgré un climat d’incertitudes

Dans son dernier rapport sur les Perspectives économiques régionales publié en octobre, le Fonds monétaire international (FMI) dresse un panorama encourageant mais nuancé pour l’Afrique subsaharienne. L’institution financière internationale table sur un taux de croissance maintenu à 4,5 % pour les années 2026 et 2027. Cette résilience globale s’explique en grande partie par une meilleure adaptation de la chaîne d’approvisionnement mondiale, la vitalité des exportations dans certains États et l’impact positif des réformes structurelles engagées, qui ont permis d’amortir les répercussions des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient.

Des dynamiques contrastées selon les pays

Derrière cette embellie macroéconomique se cachent toutefois des réalités très hétérogènes. D’après les experts de Washington, le dynamisme économique reste particulièrement vigoureux dans les nations dotées de richesses minières et énergétiques. En revanche, un essoufflement est noté dans les pays pauvres en ressources naturelles, soulignant la persistance de disparités structurelles profondes au sein du continent.
Néanmoins, l’institution de Bretton Woods salue les efforts notables accomplis en matière d’assainissement budgétaire et de réduction des ratios de la dette par rapport à la période pré-crise.

Des marges de manœuvre encore fragiles

Malgré ces signaux positifs, le FMI appelle à la vigilance. La persistance d’une charge de la dette élevée, conjuguée à la faiblesse des réserves de change et au repli de l’aide internationale, réduit considérablement la marge de manœuvre des États en cas de chocs extérieurs inattendus. Les perspectives demeurent ainsi exposées à des risques baissiers importants.
Pour consolider les acquis et prémunir les économies régionales contre les turbulences futures, les gouvernements d’Afrique subsaharienne sont invités à maintenir le cap des réformes budgétaires, à capitaliser sur les revenus générés par les matières premières, et à intensifier la lutte contre l’inflation. L’institution insiste enfin sur la nécessité impérative de protéger les couches de population les plus vulnérables tout en stimulant l’investissement productif aux côtés du secteur privé, jugé indispensable pour garantir une amélioration durable du niveau de vie des populations.
La Rédaction
Ely Birahim KA

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