Malgré les meilleurs efforts des pouvoirs publics, des dommages durables semblent inévitables pour les pays en développement à faible revenu en l’absence d’un plus grand soutien international. C’est le constat que dressent, dans un billet publié le 27 août dernier, trois experts du Fmi : Daniel Gurara, Stefania Fabrizio et Johannes Wiegand.
D’après ces auteurs, des séquelles économiques à long terme, sous la forme d’une perte permanente de capacités de production, sont une perspective particulièrement inquiétante. « Ces séquelles compromettraient gravement le développement des pays en développement à faible revenu, notamment en anéantissant les progrès réalisés dans la réduction de la pauvreté au cours des 7 à 10 dernières années et en exacerbant les inégalités, y compris entre les sexes. Les Objectifs de développement durable (Odd) seront donc encore plus difficiles à atteindre », avertissent-ils.
Les rédacteurs du document rappellent que les pandémies précédentes ont déjà laissé de telles séquelles, à savoir mortalité, affaiblissement de la santé et de l’éducation qui plombent les revenus futurs ; épuisement de l’épargne et des actifs qui oblige à fermer des entreprises surtout les petites qui n’ont pas accès au crédit et provoque des perturbations irréductibles de la production ; poids excessif de la dette réduisant les prêts au secteur privé. Par exemple, à la suite de l’épidémie d’Ebola, en 2013, l’économie de la Sierra Leone n’a jamais retrouvé son rythme de croissance d’avant la crise.
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