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David Célestin Faye, secrétaire général national du Saes : «La pédagogie aux professeurs et la politique aux politiciens»

«Aujourd’hui, toutes les universités sénégalaises sont réunies à l’université Cheikh Anta Diop pour demander la sauvegarde de l’enseignement supérieur face aux dérives et au risque de démantèlement de l’enseignement supérieur qui sera provoqué par des décisions incongrues des autorités en ce qui concerne la fermeture. Ce que nous demandons, c’est la réouverture immédiate des universités et la sécurisation pour que les enseignements puissent se faire pour que l’on puisse terminer l’année 2022-2023 puisque nous n’avons fait qu’un seul semestre sur l’année. Et aujourd’hui, le Sénégal accuse une année de retard sur le monde entier à cause de la fermeture. Même les pays qui sont en guerre, n’ont pas les universités qui sont fermées. Or, vous avez les universités de Thiès, de Bambey et de Kaolack qui sont fermées. Pour quelles raisons ? Parce que l’Etat n’a pas payé les repreneurs. Ça, ce n’est pas une question de sécurité. Donc, nous demandons à ce que l’Etat puisse payer les restaurateurs et que les étudiants reviennent. A Cheikh Anta Diop, le motif invoqué, c’est la sécurité. Mais qui assure la sécurité ? C’est l’Etat ! Nous demandons à ce que chacun prenne ses responsabilités parce que demain, s’il y a des difficultés, on ne pourra pas dire que le Saes n’avait pas alerté. Nous avons assez alerté sur les difficultés et nous ne comprenons pas que cette décision puisse perdurer alors que le Sénégal a déjà perdu une année. Donc, les enseignants sont là de façon pacifique pour alerter l’opinion nationale et internationale sur les difficultés qu’il y a dans l’enseignement supérieur. Le Saes reste ouvert à toutes les discussions possibles mais aujourd’hui, nous voyons que le ministre de l’Enseignement supérieur (Professeur Moussa Baldé, Ndlr) préfère nous snober. Il préfère appeler les étudiants à se lever contre cette marche-là pour torpiller l’action des enseignants. Mais nous disons aujourd’hui, ce qui nous intéresse, c’est la pédagogie. La pédagogie aux professeurs et la politique aux politiciens. Nous disons à la classe politique de façon générale de laisser l’université tranquille pour que l’on puisse finir l’année».

M. DJIGO

James Dillinger

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