Mamadou M. a été condamné à six ans et six mois pour des faits de violence. Après ses deux séjours en milieu carcéral, il s’est lancé dans le trafic de drogue. Tenancier d’une moto, le repris de justice profitait de ses activités de livraison pour livrer les commandes passées par l’intermédiaire de son ami, El Hadji Ndongo L. Suite à un renseignement obtenu, les enquêteurs se sont présentés à Liberté 6 pour récupérer leur commande auprès de Mamadou M., lequel était accompagné de son acolyte qui a été condamné à deux ans ferme par le passé pour trafic de drogue. C’est ainsi qu’ils ont retrouvé 7 plaquettes de 700 grammes de haschich dans le sac de Mamadou M. Face aux enquêteurs, le trafiquant a admis avoir détenu une plaquette de 100 grammes qui, d’après lui, coûte 700.000 francs. Dans ses aveux, il a même donné le nom de son fournisseur, mais celui-ci était injoignable, selon les flics.
Inculpés respectivement pour offre ou cession de drogue et complicité, Mamadou M. et El Hadji Ndongo L. ont comparu devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, après une semaine de détention. Âgé d’une trentaine d’années et demeurant aux Parcelles Assainies, Mamadou M. a soutenu que la drogue était destinée à sa consommation personnelle pour une durée de trois mois. Il sera contredit par son co-prévenu qui a argué que c’était la deuxième fois qu’il trempait dans ce commerce illégal. Dans ses réquisitions, le maître des poursuites a demandé deux ans ferme contre les prévenus et la confiscation des deux portables (iPhone 12 et Techno spark), de la moto et des 600.000 francs de Mamadou M. Commis par El Hadj Ndongo L, Me Mansour Ndiongue a argué que son client a pris l’engagement de ne plus s’adonner à ce genre d’activité.
Il a ainsi sollicité la clémence du tribunal. Me Ousseynou Gaye a défendu que Mamadou M. n’est pas trafiquant. Il venait juste d’acquérir de la drogue et la quantité qui a été mise sur son dos ne lui appartient pas. Il a acheté une quantité de 125 grammes à 1 million francs parce qu’il y avait une rupture à Dakar », a fait savoir la robe noire qui a sollicité la disqualification des faits en détention de drogue en vue de l’usage. « Sa femme est en état de grossesse. Les policiers l’ont laissé en bas au cours de la perquisition. Ils ont saisi son lit, son armoire, son frigo et plus de 1 million francs. Il n’y a aucune raison pour maintenir sous scellés ces objets. On demande leur restitution », a souhaité Me Gaye. Délibéré le 28 juin prochain.
KADY FATY
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