CLIMAT : ancement du projet de refroidissement écoénergétique et de mise à jour des CDN financé par le Fonds vert pour le climat.

Le Sénégal a officiellement procédé, le 26 février 2026 à Dakar, au lancement du projet « Solutions de refroidissement éco énergétiques et respectueuses du climat et mise à jour des Contributions Déterminées au niveau National (#CDN) », financé par le Fonds vert pour le climat (#GCF).
D’un montant d’un million de dollars américains pour une durée de trois ans, le projet est mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (#ONUDI), en collaboration avec le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique – Sénégal(METE), à travers la Direction du Changement climatique, de la Transition écologique et des Financements verts (#DCCTEFV) et l’Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie (AEME).
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Conseiller technique, Ababacar Dieng, représentant le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique. Dans son allocution, il a rappelé que la hausse continue de la demande en climatisation, réfrigération et chaîne du froid constitue à la fois un enjeu économique et un défi climatique majeur.
Il a souligné que le projet contribuera à la réduction durable des émissions de gaz à effet de serre, à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au renforcement de l’ambition climatique du Sénégal à travers la mise à jour de sa troisième génération de #CDN, en cohérence avec l’Accord de Paris et l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal.
Samba Dang, Vice-président de l’Assemblée nationale et Président du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement (REPES), a salué une initiative stratégique pour accompagner l’adoption de normes ambitieuses et renforcer le rôle du Parlement dans la gouvernance climatique.
Le Représentant Résident de l’ONUDI au Sénégal, Rafik Feki, a rappelé que le refroidissement durable constitue un levier clé d’industrialisation bas carbone. Il a mis en avant les cinq composantes du projet : gouvernance interinstitutionnelle, renforcement des capacités, appui à la mise à jour des CDN, analyse du marché et cadres réglementaires (notamment les MEPS et l’étiquetage énergétique), ainsi que la communication et la gestion des connaissances.
Au nom du Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines, Mame Coumba Ndiaye, Directrice générale de l’AEME, a insisté sur la nécessité de structurer le marché du froid autour de standards de performance énergétique élevés et d’opérationnaliser les normes minimales de performance énergétique et l’étiquetage, afin de réduire la pression sur le système électrique national.
Boubacar Sow, représentant le Ministre de l’Industrie et du Commerce, a souligné l’importance d’accompagner les entreprises vers des technologies performantes et compétitives.
Libasse Ba, Président du Comité National sur les Changements Climatiques (Comnacc), a rappelé les missions de son organisation et a appelé à une coordination multi-acteurs efficace, condition essentielle pour garantir l’appropriation nationale et la durabilité des impacts.
Sous la modération du coordonnateur, Ibrahima BA, les aspects techniques du projet ont été présentés par Yoshinari Suzuki, Chef de projet à l’ONUDI, Cheikh Diaw pour l’AEME et Madeleine Diouf Sarr, Directrice du Changement climatique, de la Transition écologique et des Financements verts (DCCTEFV), par ailleurs Autorité nationale désignée auprès du GCF.
Les présentations ont détaillé les objectifs du projet à savoir : renforcer les capacités institutionnelles et techniques, mettre en place des cadres réglementaires favorables, développer des projets bancables et intégrer pleinement le secteur du refroidissement durable dans l’actualisation des #CDN.
La session d’échanges a suscité des discussions approfondies avec les représentants des ministères sectoriels, du secteur privé, des organisations professionnelles, des associations de frigoristes et des partenaires techniques et financiers. Plusieurs participants ont exprimé leur intérêt à contribuer activement aux groupes de travail et aux mécanismes de gouvernance prévus, notamment le Comité de pilotage (COPIL), le Comité technique et le Groupe de travail interinstitutionnel (GTI).
En s’inscrivant dans les engagements internationaux du Sénégal au titre de la #CCNUCC, de l’Accord de Paris et de l’Amendement de Kigali, ce projet vise à transformer le secteur du refroidissement en moteur de compétitivité, d’innovation technologique et de réduction des émissions. Au-delà de son volet technique, il constitue un instrument structurant pour consolider la trajectoire du Sénégal vers un développement industriel durable, sobre en carbone, résilient aux changements climatiques et socialement inclusif.
N'diawar Diop

Recent Posts

Santé mentale au Sénégal : L’ASSAMM déplore sa mise à l’écart et interpelle les nouvelles autorités

À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale, l’Association sénégalaise…

1 jour ago

Kolda se mobilise pour la santé mentale : Une randonnée citoyenne pour placer le bien-être des jeunes au cœur de l’école

À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, la région de Kolda a…

1 jour ago

Affaire des 2 000 ordinateurs au Sénégal : Fatou Seck contre-attaque et affirme avoir livré les 20 000 machines

Affaire des 2 000 ordinateurs au Sénégal : Fatou Seck contre-attaque et affirme avoir livré…

2 jours ago

CAN : La CAF prête à faire marche arrière sur le passage au format quadriennal ?

CAN : La CAF prête à faire marche arrière sur le passage au format quadriennal…

2 jours ago

Cheikhou Kouyaté raccroche les crampons : le champion d’Afrique referme un chapitre majeur du football sénégalais

Cheikhou Kouyaté raccroche les crampons : le champion d’Afrique referme un chapitre majeur du football…

2 jours ago

Affaire des villas du Point E : Moustapha Cissé Lô vole au secours de Serigne Bassirou Guèye et dénonce un « acharnement politique »

Affaire des villas du Point E : Moustapha Cissé Lô vole au secours de Serigne…

2 jours ago