Cinéma: «Tabaski» de Laurence Attali programmé dans plusieurs festivals

A l’affiche dans plusieurs festivals à venir, le film « Tabaski » de Laurence Attali fait sa rentrée.

Le film «Tabaski» de la réalisatrice sénégalaise Laurence Attali est à l’affiche de plusieurs de festivals pour sa rentrée 2020. Parmi ceux-ci figure le Festival international de film de Durban prévu du 10 au 20 septembre prochain, a-t-on appris auprès du producteur Ousmane William Mbaye. Cette œuvre d’Attali va entrer en compétition dans la catégorie court-métrage. Après, ce sera le tour de la 16ème édition du Festival du film black de Montréal, qui présentera cette année 120 films de 30 pays, d’accueillir cette production qui a été réalisée grâce à l’appui du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuel (Fopica) du Sénégal et du Fonds image de la Francophonie, la structure parisienne «Autoproduction Sarl» et les Films Mame Yandé. « Tabaski » sera également présent à Paris, dans le cadre de la 29e Quinzaine de la Francophonie. Il y sera accompagné par «Le Sapeur» de David-Pierre Fila, lequel revient sur la sape qui est née au Congo-Brazzaville pendant la colonisation. A travers ce long-métrage, David-Pierre Fila fait l’historique de la sape en montrant, par exemple, comment dans les années 70, les sapeurs utilisaient leurs armes, le vêtement, pour investir l’espace social en s’appropriant les codes de l’élite.

Pour clôturer l’année 2020, le film de Laurence Attali participera, du 6 au 11 décembre, à la septième édition du Festival numérique de Cotonou, au Bénin.

« Tabaski » est également dans la sélection au 17ème FCAT (Festival de cinéma africain de Tarifa), en compétition court métrage. Cette œuvre sera à l’affiche de cinq séances spéciales dans une section « humour et cinéma du réel » dans trois villes : Madrid, Saragosse et Tarifa. Ce sera entre octobre et décembre 2020.

Grand prix du jury Dakar-court, cette production sortie en 2019, reprend une thématique réalisée dans les années 1970 par Iba Ndiaye et intitulé la «Ronde de Tabaski, à qui le tour ?». Le peintre sénégalais faisait une sorte d’allégorie où le mouton est présenté comme symbole de toutes les victimes de la ségrégation raciale, de l’apartheid et de la colonisation» de l’époque en Afrique et dans le reste du monde.

N'diawar Diop

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