Ces leaders suprêmes de niveau 5 qui ont atteint le PINACLE, le sommet. Atteignons notre plein potentiel
Le leadership est probablement l’un des sujets les plus traités et l’on peut s’autoriser à toutes sortes de comparaisons possibles, de classifications, de qualifications et d’opinions discutables. Les réflexions sur le niveaux de leadership ne manquent pas. Le niveau de leadership est une question intéressante abordée par John Maxwell dans son ouvrage « Les 5 niveaux du leadership », par Jim Collins dans son fameux livre « Good to Great » et par d’autres coachs. Après avoir étudié l’histoire de plusieurs entreprises, 1456 au total, Jim Collins ne qualifiera d’excellentes que onze parmi elles et de leader de niveau 5 que les dirigeants qui avaient atteint une symbiose faite d’humilité personnelle et de résilience élevée (voire le paradoxe de Stockdale dans cet ouvrage). Contrairement au leader bruyant, intimidateur, que beaucoup ne manquent pas de considérer comme un bon leader, Collins fait remarquer que les leaders excellents laissent un héritage durable, des entreprises excellences qui survivent au temps. Ils sont bien entourés et bien accompagnés. Ce sont plutôt des gens calmes, réservés et même, parfois, timides, mais capables d’inspirer les autres. Ils sont stricts sur les normes et les bonnes pratiques. John Maxwell a aussi procédé à une catégorisation du leader de niveau cinq qui a laissé des traces de son héritage, des preuves de ses réalisations, qui a enrichi la vie des autres, a transformé des organisations, a contribué à changer le monde ou la vie des gens.
En voilà des critères, des indicateurs, des preuves auxquels il faudrait accorder de l’importance ! D’autres preuves que vous avez affaire à ces leaders de niveau 5, aux leaders du Pinacle, à ceux dont leur histoire vous invite plutôt à accorder de l’intérêt et de l’importance à ce qu’ils sont, à cette générosité qu’ils ont de créer d’autres leaders et de privilégier l’empowerment et de responsabiliser des gens pour leur permettre de libérer et d’atteindre leur plein potentiel. Leur histoire attire votre attention sur cette rigueur constante à laquelle ils se soumettent. Ils ont ce réalisme de faire appel au sens de l’effort et compétences, de motiver l’intentionnalité, de créer de nouvelles opportunités pour les gens.
Etre ce leader de niveau 5 comporte beaucoup d’exigences à l’égard de soi. On comprend Jim Collins lorsqu’il écrit « L’excellence n’est pas une question de circonstance. Elle est largement une question de choix conscient et de discipline. » Pourtant, bien souvent, on semble ne pas être conscient ou on refuse d’accepter de tels préalables et on peut alors s’étonner aussi avec lui « Nous continuons de mettre à nos positions de pouvoir des gens qui n’ont pas les ressorts nécessaires pour devenir des leaders de niveau 5. C’est une des raisons majeures pour laquelle il y a peu d’entreprises (j’ajouterais d’organisations, de gens) capables de réaliser le changement véritable et durable vers l’excellence.»
Etrangement, nous préférons le contraire, d’autres profils de leaders.
C’est sûr, l’excellence a un prix !
Dr. Abdou Karim GUEYE, DBA/MBA/ENA/Faculté de droit
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