L’enquête minutieuse menée suite au braquage tragique qui a coûté la vie au ressortissant chinois Wang Lun Guang (parfois orthographié Wang Guanglun), dans la nuit du 15 juillet 2026 à la Cité Fayçal, vient de franchir une étape cruciale. Les investigations rigoureuses de la Sûreté urbaine (SU) permettent de resserrer l’étau autour du réseau criminel impliqué dans ce drame.
Une filature numérique menant à Kounoune et Keur Massar
Disparu lors de l’attaque meurtrière perpétrée au sein de la villa, le téléphone portable de la victime a constitué le fil conducteur des limans. L’exploitation technique de l’appareil a permis de détecter son signal et de localiser précisément sa zone d’utilisation active à Kounoune.
Mettant en place une stratégie discrète, les enquêteurs de la Sûreté urbaine ont piégé le receleur présumé. Ibrahima S., un maçon âgé de 47 ans domicilié à Kounoune, a ainsi été interpellé en possession du mobile recherché. Entendu sur la provenance de l’objet, il a indiqué l’avoir acheté à Keur Massar pour la somme de 120.000 FCFA auprès d’un individu se prénommant Taly.
L’extension des investigations en banlieue dakaroise a conduit à un transport sur le terrain à Keur Massar, débouchant sur l’interpellation de ce dernier, identifié comme Taly G., un commerçant de 29 ans. À son tour, ce suspect a confié aux enquêteurs avoir acquis le téléphone pour 100.000 FCFA par l’entremise d’un certain Ablaye D. Une descente menée tambour battant à Colobane a permis d’appréhender ce troisième maillon, Ablaye D., âgé de 33 ans.
Des chefs d’inculpation lourds pour les mis en cause
Après notification de leurs droits constitutionnels, notamment l’assistance d’un conseil, les trois individus ont été placés en garde à vue. Ils devront répondre de charges particulièrement graves, incluant l’association de malfaiteurs, le recel, ainsi que le vol en réunion commis de nuit avec violence, usage d’armes à feu et de moyens roulants. Le téléphone de la victime a quant à lui été saisi et placé sous scellés pour les besoins de la procédure judiciaire.
Pour rappel, ce tragique événement remonte au 15 juillet 2026 aux alentours de 5 heures du matin, lorsque des assaillants ont fait irruption dans une résidence de la Cité Fayçal. Au cours de cette agression armée, Wang Lun Guang avait trouvé la mort par balle. Un premier suspect, Ibrahima B., quadragénaire établi à Dalifort, avait été appréhendé dès les premières heures suivant le drame, soupçonné d’avoir fait usage de l’arme à feu.
L’enquête de la Sûreté urbaine se poursuit activement afin de neutraliser d’éventuels complices toujours en cavale et d’élucider totalement les zones d’ombre de cette affaire.
Signé : La Rédaction