AFRIQUE

Burkina et Niger invitent le Mali à « revenir » dans une coopération antijihadiste

Alors que les autorités de transition au Mali ont décidé, mi-mai, de se retirer du G5 Sahel et de sa force conjointe, lundi, le Burkina Faso et le Niger ont appelé Bamako à « revenir assumer ses responsabilités », dans une coopération dans la lutte antijihadiste.

Le Burkina Faso et le Niger, deux pays touchés par les violences jihadistes parties du Nord-Mali en 2013, ont invité Bamako, lundi 22 août, à « revenir assumer ses responsabilités », dans le cadre d’une coopération sous-régionale dans la lutte antijihadiste.

Mi-mai, les autorités de transition au Mali, empêchées d’en assurer la présidence, ont décidé de se retirer du G5 Sahel et de sa force conjointe, une alliance militaire luttant contre les groupes jihadistes, invoquant une « perte d’autonomie » et « une instrumentalisation » au sein de l’organisation régionale formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina et le Niger.

« Nous avons passé (…) en revue la situation sous-régionale et nous avons pensé que le Mali (…) est aujourd’hui le grand absent de la coopération dans le domaine de la défense », a déclaré le ministre de la Défense du Niger, Alkassoum Indattou. « Il faut qu’on travaille pour que le Mali puisse revenir et assumer ses responsabilités et jouer son rôle », a-t-il ajouté.

« Occuper le terrain »
Alkassoum Indattou, accompagné de son homologue, le ministre burkinabè de la Défense, le général Barthélemy Simporé, s’exprimait au sortir d’une rencontre avec le président de la transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo.

« Au-delà de ces opérations, nous envisageons de faire d’une manière plus régulière et permanente des opérations sur le terrain entre les différentes forces armées pour faire en sorte qu’elles occupent le terrain, prennent le contrôle et ne puissent pas laisser un seul centimètre, aussi bien au Niger qu’au Burkina Faso, aux terroristes », a affirmé Alkassoum Indattou.

Du 2 au 25 avril, les soldats des deux armées avaient mené une opération conjointe dénommée Taanli 3 – « alliance » ou « cohésion », en langue gulmacéma parlée dans l’est du Burkina Faso, permettant de neutraliser « une centaine de terroristes », selon les deux états-majors.

Avec AFP

James Dillinger

Recent Posts

Santé mentale au Sénégal : L’ASSAMM déplore sa mise à l’écart et interpelle les nouvelles autorités

À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale, l’Association sénégalaise…

2 jours ago

Kolda se mobilise pour la santé mentale : Une randonnée citoyenne pour placer le bien-être des jeunes au cœur de l’école

À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, la région de Kolda a…

2 jours ago

Affaire des 2 000 ordinateurs au Sénégal : Fatou Seck contre-attaque et affirme avoir livré les 20 000 machines

Affaire des 2 000 ordinateurs au Sénégal : Fatou Seck contre-attaque et affirme avoir livré…

2 jours ago

CAN : La CAF prête à faire marche arrière sur le passage au format quadriennal ?

CAN : La CAF prête à faire marche arrière sur le passage au format quadriennal…

2 jours ago

Cheikhou Kouyaté raccroche les crampons : le champion d’Afrique referme un chapitre majeur du football sénégalais

Cheikhou Kouyaté raccroche les crampons : le champion d’Afrique referme un chapitre majeur du football…

2 jours ago

Affaire des villas du Point E : Moustapha Cissé Lô vole au secours de Serigne Bassirou Guèye et dénonce un « acharnement politique »

Affaire des villas du Point E : Moustapha Cissé Lô vole au secours de Serigne…

2 jours ago