Categories: SPORTS

Brésil : avec Carlo Ancelotti, comment la Seleção tourne le dos au beau jeu

Battu en amical par l’équipe de France (1-2), le Brésil continue d’afficher des signes inquiétants à quelques mois de la Coupe du monde 2026. Loin de son image flamboyante d’antan, la Seleção peine à convaincre dans le jeu. Un constat qui ne semble toutefois pas déranger son sélectionneur, Carlo Ancelotti.

Longtemps symbole du « joga bonito »(beau jeu), le Brésil des Pelé, Ronaldo, Ronaldinho ou encore Romario ne fait plus rêver. Qualifiée en Coupe du monde en terminant à la cinquième place des éliminatoires sud-américains derrière l’Argentine, l’Équateur, la Colombie et l’Uruguay, la Seleção reste sur une prestation décevante face aux Bleus, pourtant réduits à dix en seconde période. Les partenaires de Vinícius Júnior ont manqué d’inspiration et de tranchant, illustrant un déficit criant de créativité.

À moins de trois mois du Mondial, l’inquiétude grandit. Mais pour Ancelotti, il n’est pas question de bouleverser son approche. Fidèle à sa philosophie, le technicien italien mise avant tout sur l’équilibre et la rigueur défensive, plutôt que sur le spectacle.

En conférence de presse, l’ancien entraîneur du Real Madrid et du Bayern Munich a rappelé que les succès passés du Brésil reposaient aussi sur une organisation solide. Il cite notamment les sacres de 1994 sous Carlos Alberto Parreira et de 2002 avec Luiz Felipe Scolari, deux équipes bâties sur des bases défensives solides. « Une Coupe du monde se gagne avec une défense solide. Ce n’est pas l’équipe qui marque le plus, mais celle qui encaisse le moins », a-t-il insisté.

Une vision assumée, mais qui tranche avec les attentes d’un public brésilien attaché à un football spectaculaire. « Je n’aime pas qu’on me qualifie d’entraîneur défensif, mais l’équilibre est essentiel », a-t-il ajouté.

Malgré les critiques, certains joueurs affichent leur confiance. L’attaquant João Pedro estime que la génération actuelle n’a rien à envier à ses illustres prédécesseurs. Il met en avant des talents comme Vinícius Júnior ou encore Raphinha, évoluant respectivement au Real Madrid et au FC Barcelona.

Un discours optimiste qui contraste avec la réalité du terrain. Entre nostalgie d’un football flamboyant et pragmatisme assumé, le Brésil version Ancelotti avance à contre-courant de son héritage. Reste à savoir si cette approche plus calculée portera ses fruits lors du prochain Mondial en Amérique du Nord.

Auteur: Babacar SENE
Publié le: Mardi 31 Mars 2026
N'diawar Diop

Recent Posts

LFR 2026 : Le vote reporté après une demande de renvoi en commission du gouvernement

L'Assemblée nationale a validé, ce mardi 27 octobre 2026, la demande formulée par le gouvernement—par…

14 minutes ago

Drame à Malika : un jeune homme de 30 ans poignardé à mort par son colocataire, le suspect interpellé

La quiétude de la commune de Malika a été brutalement brisée en début de soirée.…

19 minutes ago

Tensions institutionnelles autour de la LFR : Le gouvernement demande un répit

La séance plénière de l'Assemblée nationale dédiée à l'examen de la Loi de finances rectificative…

27 minutes ago

Tivaouane face au défi de l’eau : Les interpellations pressantes de Moulay Abdou Aziz Diop pour des solutions durables

La cité religieuse de Tivaouane continue de faire face à des tensions récurrentes en matière…

31 minutes ago

Décentralisation des soins : un nouveau centre médico-social inauguré à Kaolack pour les fonctionnaires

Dans le cadre de sa tournée de travail dans les régions, le ministre de la…

2 heures ago

Souveraineté alimentaire : le ministre Cheikhou Oumar Ba en guerre contre la dépendance aux importations

Face à la facture exorbitante des denrées importées, qui pèse lourdement sur l'économie du pays…

2 heures ago