Sunuker News Desk
Le chroniqueur Mamadou Cissé, plus connu sous le nom de Momo Cissé, a bénéficié d’une liberté provisoire après avoir été déféré au parquet, vendredi 16 octobre 2026, dans le cadre de l’affaire Nourah Ba. Poursuivi pour diffusion présumée de fausses nouvelles, il doit comparaître mercredi 21 octobre devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.
Cette procédure fait suite à des déclarations tenues dans une émission diffusée sur la chaîne YouTube Sen Téranga au sujet de l’interpellation de l’influenceuse Nourah Ba. Le chroniqueur aurait notamment affirmé qu’un policier en civil l’avait insultée avant son arrestation sur la Corniche de Dakar. Il aurait également soutenu que la jeune femme avait été empêchée d’accéder aux toilettes pendant sa garde à vue.
Ces propos, mettant en cause le comportement d’un membre des forces de l’ordre et les conditions de détention de l’influenceuse, ont conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire. Convoqué le jeudi 15 octobre à la Division spéciale de cybersécurité (DSC), Momo Cissé a été entendu par les enquêteurs avant d’être placé en garde à vue. Il a ensuite été déféré au parquet le lendemain matin.
Selon des informations rapportées par Seneweb, le chroniqueur aurait déclaré aux enquêteurs avoir été « induit en erreur par des personnes proches de Nourah Ba ». Il aurait également pris l’engagement de présenter des excuses publiques à la suite de ses déclarations. Ces éléments devront être appréciés dans le cadre de la procédure, tandis que les accusations qu’il avait relayées ne sauraient être considérées comme établies sans vérification.
L’affaire intervient dans un contexte déjà marqué par les développements judiciaires concernant Nourah Ba, poursuivie dans un dossier distinct portant notamment sur des faits présumés de faux et usage de faux en écritures publiques et documents administratifs, ainsi que sur d’autres infractions rapportées par la presse. Le dossier de l’influenceuse et celui du chroniqueur sont liés par les circonstances, mais portent sur des faits différents.
La liberté provisoire accordée à Momo Cissé ne met pas fin aux poursuites. Le chroniqueur devra répondre devant le tribunal des faits qui lui sont reprochés. L’audience du mercredi 21 octobre devrait permettre à la justice d’examiner les déclarations contestées et les éléments présentés dans le dossier.
Au-delà de cette affaire, l’épisode rappelle la responsabilité qui accompagne la prise de parole publique, particulièrement lorsque des accusations visent des personnes ou des institutions. La diffusion d’informations non vérifiées peut entraîner des conséquences judiciaires. Pour autant, les faits reprochés à Momo Cissé devront être examinés par le tribunal, dans le respect de ses droits et de la présomption d’innocence.
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