Affaire Azoura Fall : les avocats de l’APR jettent l’éponge

Constitués en partie civile dans l’affaire azoura Fall, les avocats de l’Alliance pour la République (APR) et cie ont décidé de jeter le manche après la cognée. La décision du juge d’accorder la liberté provisoire à Assane Gueye, sans appel du parquet à l’origine de ce désistement. Ils estiment qu’avec cette décision, « le tribunal a déjà tranché le litige, en considérant, sans expertise contradictoire, la démence de Assane GUEYE. »

D’après, le pool d’avocats de l’Alliance pour la République, « La juge ayant présidé l’audience avait estimé devoir renvoyer la cause d’office et ordonné la mise en liberté provisoire du prévenu Assane GUEYE dit Azoura FALL à la demande des avocats de la défense dont l’argumentaire principal était fondé sur la démence de Assane GUEYE dit AZOURA FALL. »

Alors qu’à leur avis « Cette démence serait attestée par un rapport daté du 12 mai 2025 établi par le médecin Souleymane LOUCAR, militant de PASTEF, nommé Directeur de l’hôpital de Pikine en mars 2025. »

Donc, malgré le « refus du parquet, posture très certainement de gestion de l’opinion, le sieur Assane GUEYE dit Azoura Fall a été libéré sans appel du parquet qui prouve par cette omission volontaire que son opposition à la liberté provisoire n’était, en réalité, que de la poudre aux yeux! », dénoncent les parties civiles qui « considèrent, qu’avec cette décision, le tribunal a déjà tranché le litige, en considérant, sans expertise contradictoire, la démence de Assane GUEYE. »

D’ailleurs, ont-ils ajouté, « Il s’induit de la décision de mise en liberté provisoire de Alassane GUEYE dit AZOURA FALL que le tribunal a acté sa folie puisque, au-delà de l’argument lié à la démence de celui-ci, aucune garantie de représentation n’a été plaidée pour un prévenu en fuite dès sa convocation et l’opposition du parquet à la demande de liberté provisoire en est la preuve parfaite. »

Par conséquent, « si la démence de Alassane GUEYE dit Azoura FALL est déjà actée sans un débat de fond, les parties civiles estiment qu’il n’est plus nécessaire de maintenir leur action contre un « fou », jugent Me Amadou Sall et Cie, qui invoquent l’article 50 du Code Pénal dispose « qu’il n’y a ni crime ni délit, lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l’action, ou lorsqu’il a été contraint pour une force à laquelle il n’a pu résister. »

OG

James Dillinger

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