GFM : Personnel et direction pas sur la même fréquence

Radio futurs médias (Rfm)Des reporters de la Radio futurs médias (Rfm) sont «excédés» par l’attitude de leurs responsables. Ils disent avoir l’impression d’être laissés à eux-mêmes, face aux violences et autres brutalités qu’ils subissent dans l’exercice de leurs fonctions, sans que des mesures dissuasives ne soient prises à l’interne, de façon sérieuse.

La peur a gagné la rédaction de la Radio futurs médias (Rfm). Et pour cause, les reporters de ce support du Groupe de presse de Youssou Ndour ne se sentent «pas défendus et protégés par les responsables», face aux brutalités et violences dont ils sont l’objet dans l’exercice de leurs fonctions.

Le dernier exemple en date, est celui de Mane Touré, agressée par des présumés militants libéraux devant le domicile de Abdoulaye Wade, quelques heures après la condamnation de Karim Wade par la Crei. 

La gestion de ce dossier ne rassure guère les journalistes de la Rfm, qui sont régulièrement envoyés sur le terrain. D’après des sources qui ont eu à se confier au journal Le Quotidien, leur patron, Youssou Ndour, qui avait promis de s’occuper de l’agression de Mane Touré, après avoir appelé à l’apaisement et au renoncement de la plainte, n’a pas tenu parole. Même les proches de son reporter agressé à qui il avait promis de rendre visite ne l’ont pas vu, informe-t-on.

«Youssou Ndour n’est intéressé que par ses affaires et les responsables de la radio ne se soucient que de leurs privilèges et avantages», commentent nos sources.

Mane Touré quitte la Rfm
Un constat qui a peut-être fini de pousser Mane Touré à la sortie. Puisque, soufflent nos interlocuteurs, cette dernière a déjà déposé sa lettre de démission. Elle va quitter, annonce-t-on, la Rfm «à la fin de ce mois d’avril même, pour rejoindre une structure étatique».

Interpellée sur ce départ, la concernée n’a pas voulu confirmer ni infirmer son départ de la Rfm. «Je suis à Rfm, pour le moment», s’est-elle contentée de répondre. 

Le cas Mane Touré n’est pas sans rappeler, renseignent nos sources, celui d’un autre reporter : Mamadou Amar Ndione. Ce dernier, rapportent nos informateurs, avait fait l’objet de brutalités de la part de thiantacounes (talibés de Béthio Thioune), lors d’un reportage à la Maison d’arrêt de Rebeuss, au moment de l’incarcération de leur guide.

«Arrivé à la rédaction, Amar s’en était plaint auprès des responsables qui se sont mis à rire de lui. Ils étaient même allés jusqu’à le traiter de poltron», racontent nos sources. Amar «avait même fini par être hospitalisé dans une clinique de la place pendant quelques jours à ses frais.

Sans pour autant qu’il y ait une réaction de la part de ses responsables à la hauteur de l’agression qu’il venait de subir.» «La radio n’avait même pas fait mention de cela dans ses éditions d’information», ajoute-t-on.

«Le Groupe ne peut pas porter plainte»
Joint par téléphone, un des responsables de la Radio, après nous avoir donné sa version, est revenu pour nous demander de ne pas le citer dans l’article. Mais, il affirme que le Groupe a toujours apporté son soutien à l’endroit des reporters victimes de violences.

Maintenant, note-t-il, «le Groupe ne peut pas porter plainte. Ce qu’il peut faire c’est de se constituer partie civile».

Quant à Charles Faye, chargé de la communication de Youssou Ndour, il dit ne pas être au courant de la suite de cette affaire.

En tout cas, «aujourd’hui, les reporters se disent frustrés, affichent leur peur et s’interrogent. L’absence de réaction de la part de leurs responsables les scandalisent», indique-t-on. 

Ngoundji DIENG

ndieng@lequotidien.sn

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