Sénégal: Sur 13 millions d’habitants, 29 % parlent le français

Image d’archive:De 220 millions en 2010 à 274 millions en 2014 qui parlent le français, il n’en existe que 29 % de Sénégalais. Ce que révèle le dernier rapport de L’OIF|Ph Adja
Image d’archive:De 220 millions en 2010 à 274 millions en 2014 qui parlent le français, il n’en existe que 29 % de Sénégalais. Ce que révèle le dernier rapport de L’OIF|Ph Adja
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De 220 millions en 2010 à 274 millions en 2014 qui parlent le français, il n’en existe que 29 % de Sénégalais. Ce que révèle le dernier rapport de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF)   présenté jeudi à Dakar.

L’Organisation internationale de la francophonie (Oif) fait du français la langue parlée par 29% des Sénégalais en 2014.  A trois semaines du prochain sommet de cette institution à Dakar, le rapport indique qu’à Dakar, le wolof est de loin la langue la plus parlée, avec 88% le déclarant comme première langue parlée en 1988 et 90,2% en 2002. Ce  constat s’est basé sur une étude menée par Fatou Bintou Niang Camara dans «Dynamique des langues locales et de la langue française au Sénégal en 1988 et 2002».

En deuxième position, l’Oif  place le français parlé par 23 % de la population. Mais en 2002, citant toujours les analyses de Mme Niang Camara, ce n’est que plus que 15,4% de la population qui déclare parler le français. De manière générale, le rapport souligne qu’à Dakar, «toutes les langues locales ont stagné, voire régressé, au profit du wolof et probablement du français».

Une autre tendance, révèle le rapport, est que le français est aussi en train de devenir progressivement la principale langue dans les villes où domine une langue nationale autre que le wolof.

«Outre Dakar où le wolof et le français occupent une place importante au sein de l’espace linguistique, on observe que là où le français est plus couramment parlé, soit dans les régions de Saint-Louis et de Ziguinchor, le wolof occupe une place moins importante (56,4% et 45,2% respectivement) comparativement à la moyenne nationale (72,3%)», mentionnent les observateurs de la Francophonie.

André Wolff qui a présenté à Dakar le rapport signifie que cette progression parallèle du français et du wolof, se fait au détriment des autres langues nationales. Le responsable de l’Observatoire de la langue française à l’Oif précise, sans donner de noms, que des langues nationales du Sénégal «sont de moins en moins pratiquées». 

Dans la pratique de la langue dans l’administration, André Wolff note que les «fonctionnaires accordent au français une bien plus grande importance dans la communication entre Sénégalais de langues différentes, à côté des lycéens plus enclins à parler le wolof». Toutefois, le document souligne que les entrepreneurs placent la langue française en troisième position, du fait qu’ils considèrent qu’elle appartient aux pays francophones et que c’est une langue riche.

En revanche, contrairement à ce que pense le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf disant que l’avenir du français réside en Afrique, au Sénégal, l’idée du français d’en faire une langue du futur n’est pourtant pas fortement soutenue chez les lycéens, qui ont un amour pour l’anglais.

Baba Mballo
© OEIL D’AFRIQUE

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